Situé aux confins de trois régions géographiques naturelles (Limousin, vallée de la Vézère et plateaux du Causse), le village de Cublac se niche aux pieds des premiers contreforts du Massif Central, sur la rive droite de la Vézère à la limite entre Limousin et Périgord sur le département de la Corrèze. Situation fort agréable, car déjà, si on en croit les nombreux silex taillés retrouvés sur place, des chasseurs de la préhistoire y avaient élu domicile voilà plus de 10 000 ans. Aujourd’hui ses 1 550 habitants se répartissent entre le bourg, dans la vallée, et les nombreux petits hameaux dispersés sur les coteaux environnants, verdoyants et boisés.
     
Le bourg, ses ruelles et son marché dominical...
   

Un peu d'Histoire

 

Moyen-Age

Cublac devient une paroisse en 1107.

Une église, sous le patronnage de St-Barthélémy, est construite en 1131. Elle fut détruite lors de la guerre de cent ans puis reconstruite en 1420, avec un clocher-mur de 3 baies campanaires, telle qu'on peut la voir aujourd'hui.

 

Sous la Révolution

 

La commune de Cublac, terre de ses ancêtres, fut le refuge du Conventionnel Lidon. Les gendarmes de Tulle vinrent l’y déloger, ce qui effraya les tranquilles paysans de l’époque, peu habitués à un tel déploiement de forces de l’ordre.

   

Au 19ème Siècle

Cublac résolument marqué par les mines de charbon
Dès la fin du 18ème , on commença à exploiter le charbon qui affleurait à flanc de coteau.

Le 19ème vit l’essor des mines avec le creusement de plusieurs puits et de galeries. Ces puits dont la profondeur pouvait aller jusqu’à près de 200 m (et même 256 m pour le plus profond) ne donnèrent pas toujours les résultats escomptés, tel le puits Espérance qui à 137 m fut envahi par l’eau sans qu’on ait trouvé un nouveau filon.

Les filons justement n’étaient pas de grande qualité, souvent profonds et d’une épaisseur de seulement 40 à 50 cm, ce qui rendait l’exploitation difficile.

Le charbon extrait était utilisé par la verrerie du Lardin à seulement quelques kilomètres de là.

A la fin du 19ème, les mines dont la rentabilité était plus que précaire, changèrent souvent de propriétaires jusqu’en 1914, date à laquelle elles cessèrent toute activité.
Pour plus de détails, consulter « L’exploitation des mines de charbon de Cublac et du Lardin » de André Delmas ainsi que les archives départementales ou communales.

Au 20ème Siècle

Comme beaucoup de communes, Cublac a payé un lourd tribut aux deux guerres mondiales.


L’année 1944 fut certainement la plus tragique. Le 14 mars, après l’attaque d’un détachement allemand par les FTP, les représailles de l’occupant se soldèrent par un mort, 9 arrestations et déportations vers Dachau et Mauthauzen ; 3 seulement en revinrent, et dans un triste état. Le 31 mars, de jeunes maquisards furent sommairement abattus. Le 6 juin, lors d’une rafle de grande envergure sur le secteur de Terrasson, 4 jeunes du village furent arrêtés et envoyés dans des camps de travail en Autriche et en Yougoslavie.

Quelques personnages célèbres

Les deux abbés Bouyssonie, professeurs de sciences naturelles et remarquables paléoanthropologues.


Marc Chadourne, écrivain, un temps oublié, mais dont le palmarès est éloquent : prix Fémina pour Cécile de la Folie (chez Plon) en 1930, grand prix du Reportage, prix de la Traduction, et prix de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre.

Notre Dame de la Cabanne

Bien situés sur une hauteur dominant la vallée de la Vézère, les bâtiments de La Cabane couvrent une superficie au sol de 6360 m2 sur un vaste terrain de 15 ha.


"Notre Dame de la Cabane" fondée en 1669 a d'abord été un séminaire puis, en 1884 de nouveaux bâtiments et une chapelle domestique furent construits. Les Petits Frères Maristes, une école privée, puis un séminaire de formation s'y succédèrent jusqu'en 1969.
Aujourd'hui, Emmaüs est propriétaire des lieux, mais deux ailes sur trois sont en ruine.

Architecture particulière

On retrouve le même pigeonnier sur une maison privée tout près du bourg...